Le coin du vinyle… Le ‘’Volume II’’ d’Angine

MUSIQUE – Retour des frères de Poitrine hier-ô-soir sur notre table tournante Oracle. Le buzz se maintient toujours pour nos deux lascars, leur tournée gymnastique est loin de s’essouffler puisque la demande au niveau mondial maintient sa cadence à un rythme effréné. Sur disque seulement, on a atteint le pas loin des 200,000 copies pressées et distribuées chez plus de 2500 disquaires autorisés à travers le monde. Quand même !

Nos dadaïstes de la note microtonale funk-fusionnelle ont cartonné le 27 juin au Festival International du Jazz de Montréal. Une semaine plus tôt, le duo se produisait à Joliette dans un parc dans le cadre d’un festival de musique indépendante aux côtés du ‘’Quebec Redneck Bluegrass Project”. encore là, leur proposition a fait mouche devant une autre foule record.

Mais revenons au Volume II, illustré d’une fort belle pochette dont le dessin est signé Arielle Corbeau. Musicalement, on poursuit dans la même veine. C’est du costaud. Ça va slammer au parterre de leurs spectacles ça c’est sûr!

Sur FABIENK, qui ouvre les hostilités, les grooves de bass (à la sauce disco en milieu de pièce) se fondent dans les sons de guitares rappelant barrissements et autres borborygmes extra-terrestres.  Quelques phrasés langagiers sont intercalés çà et là et feront sourire.

MATA ZYKALEK détonne sur l’ensemble avec un mode arabisant. Sur SARNIEZZ, on flirte avec le métal. La guitare imitant des klaxons de voitures. Toute l’essence du math rock microtonal s’y trouve. La performance athlétique du batteur Klek y est irréprochable. Tu n’écoutes pas ça pour te détendre mettons.

UTZP est la pièce la plus loufoque du disque. De la musique de cirque lanceront les enfants. ADP démontre ici qu’il peut faire dans le mélodieux accessible. Une pièce qui démontre bien le degré d’humour des deux larrons.

Avec YOR ZARAD on est mode survitaminé. Les boucles de guitares rappellent le Robert Fripp de la trilogie des disques Rouge-Jaune-Bleu des années 1980. Le batteur Klek offre ici sa meilleure perfo. Le gars doit avoir perdu une couple de livres après ça !

ANGOR clôture l’album. Encore là, la basse réchauffe le moteur et met la table à une pléthore de boucles de guitares fuzzées.

Dans l’ensemble, rien à redire sur le playing des gars. Sur vinyle, le mix du Volume II, demeure toutefois un plus compressé dans son ensemble que sur le premier opus. Musicalement, c’est du bonbon pour les amateurs du genre.

J’ai bien dit ‘’du genre’’.