MARIEVILLE – Belle visite hier avant-midi du côté de la salle polyvalente de l’école secondaire Mgr Euclide-Théberge à Marieville (notre alma mater), où se tenait une exposition sur l’histoire de l’équipe de football de cette institution qui remonte bien avant la création de l’école au début des années 1970. En effet, il s’est joué du football à Marieville dès les années 1960.
Sur place, nous y avons croisé quelques anciens représentants de cette équipe qui étaient visiblement heureux de revivre de beaux souvenirs via les archives de la Société d’histoire locale et du public. Ne nombreux artéfacts, chandails et casques de l’équipe, photographies et découpures de presse, nous ont permis de revivre des moments clés de l’histoire des Castors.
Serge Leduc, enseignant en éducation physique et entraineur à la retraite, a vécu de beaux moments comme joueur et entraîneur jusqu’à tout récemment.
Samuel Cournoyer, un imposant gaillard qui a occupé le poste de garde jusque dans les sphères universitaires avec le Vert & Or de Sherbrooke, est aujourd’hui enseignant en adaptation scolaire à Mgr Euclide-Théberge. Une blessure au genou l’a écarté du rêve de jouer au niveau professionnel. Il n’en garde aucune rancœur et adore aujourd’hui son rôle de mentor auprès des jeunes.

Quelques anecdotes savoureuses ont animé les discussions, dont la fameuse fois où Michel Grisé, (ancien directeur à MET), affublé d’un chapeau de cow-boy et cigare au coin de la bouche, s’était adressé aux joueurs, leur demandant d’aller ‘’donner une bonne volée’’ à Trois-Rivières. Ce qui fut fait !
Sur les tables d’expositions, plusieurs photos des anciens portes couleurs des Castors dont des filles. Parmi celles-ci Raphaëlle Gagnon-Blais dont nous avions écrit un reportage sur elle dans le Journal de Montréal et Karell Emard, qui a fait ses armes au hockey sur glace dans les rangs universitaires américains à la St. Lawrence University. Serge Leduc se souvient bien d’elle lors d’un match avec les Castors lorsqu’elle était étudiante au secondaire.
‘’ Elle était sur les lignes de côtés et trépignait. Elle était impatiente d’aller rejoindre les gars dans la mêlée. ‘’Je veux y aller’’ me lance-t-elle. Elle s’en va sur le terrain et gagne quelques verges avec ballon avant de se faire plaquer par trois gars. Elle se relève avec le casque un peu croche et me dit : J’aime ça !! ‘’, s’esclaffe Serge Leduc.

On peut dire sans l’ombre d’un doute que Karell Emard aura connu un parcours pour le moins exceptionnel. On peut la voir aujourd’hui comme analyste à RDS.
Photographies : André Corbeij / Journal Le Montérégien Inc. ©
