Un « Hiver Show » à La Croisée des chemins

Pierre-Yves Faucher

CHAMBLY – Le retour du collectif « Le Show de la Croisée » s’est effectué en grande pompe samedi soir dernier au resto-pub La Croisée des chemins de Chambly. La température était nettement au-dessus du point de congélation pour cette édition. Sous la direction musicale du batteur Serge Lapointe, le groupe né de l’initiative de Daniel Saint-Pierre (basse) et d’Hélène Maillette (voix et animation) a interprété des reprises de classiques de la musique populaire des dernières 60 années.

Ils s’entourent à chaque fois d’un noyau fidèle formé d’Henri Tremblay (guitare, claviers, voix), d’Yves Adam (saxophone et flûte traversière), de Lynne Foisy (voix), de Paul Chartrand (voix) et d’André Corbeij (guitare, voix). Pour cette édition, des « surnuméraires » (hautement qualifiés) ont complété la formation :  Steve Barry (voix, harmonica, percussions) qui effectuait un retour très attendu et le très expérimenté Luc Blier à la guitare, dont c’était la première présence.

Le choix du répertoire de cette année se prêtait bien à l’ambiance festive de l’après-temps des Fêtes et de la période pré-Saint-Valentin. La soirée a commencé sur les chapeaux de roues avec l’enlevante Saturday Night’s allright for fighting d’Elton John avec Steve Barry comme soliste. Il nous en fera voir de toutes les couleurs tout au long de la soirée, en prenant même les commandes de la batterie pour une chanson. Le chanteur devenu batteur qui remplace le batteur devenu chanteur qui interpréta La vie en rose de Gilles Valiquette.

Dès les premières mesures, on pouvait constater le merveilleux travail du sonorisateur Gabriel Duquette qui a su mettre en valeur les artistes tant au niveau des voix que des instruments. Quel plaisir pour les spectateurs quand tout est « impec » à ce niveau. On recevait tout d’un bloc à un niveau sonore plus qu’adéquat.

Mise en valeur des années 60 en début de soirée

Paul Chartrand s’est exécuté par la suite avec son interprétation de I’m a Believer (version Smash Mouth) popularisée par The Monkees dans les années 60 et de Bad Moon Rising (Creedence Clearwater Revival). Entre ces deux chansons, nous avons eu droit à un medley avec Lynne Foisy. Henri Tremblay, la plupart du temps équipé de son Epiphone au niveau de la rythmique, s’est par la suite installé au clavier pour nous interpréter une version assez fidèle d’Instant Karma de John Lennon. Première ovation de la soirée! Hélène Maillette a par la suite joué la carte francophone avec deux chansons : Je veux (Zaz) et la très rock J’ai vu de Niagara dans une version qui déménageait. Elle est revenue au premier plan dans le deuxième set avec la chanson Flowers, un des derniers succès de Miley Cyrus.

Et maintenant, place à la danse

L’invitation à danser est venue vers la fin de la première partie quand Lynne Foisy a interprété Man! I Feel Like a Woman de Shania Twain. Quelques spectateurs ne se sont pas fait prier pour exécuter quelques pas de danse dans l’espace restreint en avant de la scène. Et que serait une soirée à la Croisée sans une chanson d’Harmonium avec la participation du claviériste-invité-surprise, Serge Locat. Nous avons eu droit à une interprétation enjouée d’André Corbeij sur Dixie,  qui avait précédemment revisité Don’t dream it’s over de Crowded House.

En deuxième partie, le coup de départ a été donné par l’interprétation magistrale par Steve Barry du Blues du businessman. Sa participation plus importante dans cette partie du spectacle lui a valu aussi des réactions chaleureuses et enthousiastes des spectateurs avec Summer of ’69 (Brain Adams), Reach Out, I’ll Be There (The Four Tops), I Wanna Know What Love Is (Foreigner) et de I Was Made For Lovin’ You (Kiss) au baisser de rideau. Paul Chartrand s’est transformé en rocker en début de set avec le medley consacré à Michel Pagliaro, un choix judicieux et incontournable.

Je me dois de souligner l’excellent jeu de guitare de Luc Blier qui a su bien appuyer la section rythmique. Yves Adam, toujours excellent, nous a charmés par sa maîtrise légendaire de ses instruments éoliens.

Au rappel, un beau clin d’œil chaleureux aux Cowboys Fringants avec la chanson Sur mon épaule et avec le classique de fin de soirée Promenade sur mars d’Offenbach adopté depuis quelques années par le collectif. Au final, une belle soirée d’une qualité sonore impeccable avec un répertoire varié interprété par des passionnés de la musique. On se dit donc, à l’an prochain !

 

Photographies : Gracieuseté Pierre-Yves Faucher et Yvan Veillette.