Le coin du vinyle : l’album du “Cri Primal”

Ces jours-ci, on voit circuler sur YouTube de mauvaises captations sur téléphone cellulaire du show des Who du 27 mars dernier au Royal Albert Hall. J’ai toujours trouvé ça assez pathétique cette façon de faire qui ne sert qu’à gâcher le plaisir de ceux qui assisteront plus tard au même show dans leur patelin avec des billets achetés à prix d’or. Comme divulgâcheur, on ne fait pas mieux. Cette façon de faire devrait être punie par la loi.

Ces captations ne servent pas les artistes car le son y est pourri et les plans fixes sans découpage ni montage, donnent un show plate à voir.

C’est pour toutes ces bonnes raisons qu’hier-ô-soir, nous avons commencé à faire virer nos vieux vinyles des Who pour écouter la vraie patente et pour constater qu’en 2025, les gars bougent un peu moins sur scène et ne cassent plus leurs instruments. Que voulez-vous, quand tu es sur le Géritol, tu t’assures de ne pas vouloir te ramasser à l’hôpital pour une opération à la hanche.

C’est quand même assez impressionnant de voir la quantité de vieux rockers sur le Tube qui remettent ça encore aux âges vénérables de plus de 70 voire 80 ans et de remplir encore des arénas. Serait-ce que la musique de nos jours est à ce point pourrie ? Je pose la question.

“Who’s next” est un de mes albums préférés des Who. Il contient les succès “Baba O’Reily”, “Behind blue eyes” et “Won’t get fooled again”, dont le fameux  Cri Primal à la fin de la chanson est devenu l’hymne national de toute une génération.

L’album ne contient peut-être pas des solos de guitares qui ont fait dates, mais l’énergie est là avec la technique bien maîtrisée du “Power Chord” de Pete Townsend, la découpe chirurgicale de la basse de John Entwistle, la voix de Daltrey à son meilleure et le tapochage de drum de Keith Moon, qui nous laisse croire que le gars a peut-être ingéré quelques substances illicites pour maintenir la pression sur toutes les chansons.

En 2025, nos vieux punk rockers ne sont peut-être plus l’ombre de ce qu’il sont été certes, mais leurs disques eux, seront toujours là pour nous sustenter.