CHAMBLY – Nos bons z’amis du Crossroads Blues Band étaient sortis intact de la dernière tempête de neige et avaient temporairement rangé leur pelle, pour venir revisiter à leur manière l’imposant catalogue blues rock du siècle dernier.
Pour célébrer leur grand retour au pub-événementiel La Croisée des Chemins après plusieurs années d’absence, ils ont entamé la soirée avec leur classique des classiques, le fameux «Crossroads» popularisé par le pape du blues britannique Eric Clapton, pour mettre la table. D’ailleurs, Clapton se maintiendra en bonne position toute la soirée, le groupe interprétant pas moins de six chansons du populaire bluesman. Encore une fois, le leader et guitariste du groupe Pierre-Yves Faucher, fut bien épaulé par sa “Godin Cognac Burst” pour nous offrir plusieurs de ses meilleurs riffs.
Éclectisme
À la lecture de la setlist du CBB, on constate que le groupe ratisse large. Le Crossroads prend un malin plaisir à sortir du canevas traditionnel des titres, en réadaptant certains classiques du rock garage notamment sur «Ohio» de Neil Young, et «All Along The Watchtower», de Dylan livré à la sauce bluesy des Allman Brothers.
En Français !
Bien que le bues soit en grande partie l’affaire des Amaricains, le Québec a toujours une place de choix dans un concert du Crossroads Blues Band. Ce qui donne des prestations jouissives très appréciées du public. On ne peut rester insensible aux chansons d’Offenbach livrées par le patriarche Henri Tremblay et de Plume Latraverse. Le «Strip Tease» de Daniel St-Pierre fut parfait!
Mentions spéciales
Une soirée du Crossroads Blues Band ne serait pas totalement réussie sans la présence du saxophoniste émérite Yves Adam. Ce jeune retraité de l’enseignement musical peut maintenant consacrer tout son temps à la scène, ce qu’il fait au sein de multiples formations. Le joueur de sax rajoute toujours une couleur particulière à une palette sonore déjà bien garnie. Chacune de ses interventions inspirées obtient un concert d’applaudissements.
Coup de chapeau également à François Vincent, le «marteleur de peaux», qui a bien fait sentir sa présence tout au long de cette soirée festive et sur quelques finales de tounes bien envoyées!
Mention spéciale également aux invités de dernière minute, Hélène Maillette au back vocal et le lapin du chapeau Serge Locat, qui ne se fait pas prier dès qu’il voit un clavier dans l’entourage. Son énergie communicative s’est fait sentir dans les deux chansons du rappel : «Don’t let me down» des Beatles et «Câline de blues» d’Offenbach, pour la tombée du rideau.
Les guitares rangées, le groupe peut maintenant aller pelleter en toute quiétude leur entrée de garage.
Crédit photos : André Corbeij