MONT-TREMBLANT – Nous l’avions entendu et apprécié sur disque. Mais c’est sur scène que le talent du guitariste Paul Deslauriers prend toute sa mesure. Dimanche dernier, sur l’heure du souper, il nous en a fait une impressionnante démonstration dans le cadre du 24e Festival International du Blues de Mont-Tremblant (FIBT).
Et nous étions aux premières loges pour le voir à l’œuvre en formule acoustique, flanqué de ses deux inséparables, le percussif Sam Harrisson et du flegmatique Greg Morency, toujours impeccable à la contrebasse. Le trio a fait honneur à sa réputation, lui qui a remporté plus tôt cette année un 2e prix à Memphis dans un challenge international, et une flopée de Maple Blues Awards.
Nous nous sommes entretenus avec Greg Morency en tombée de rideau. Le Chamblyen était visiblement heureux du set qu’il venait de livrer. Comme ses compères, Tremblant demeure un incontournable pour tout musicien de blues qui se respecte.
« Ça doit faire un bon dix ans que je viens jouer ici. Le festival est reconnu et primé à travers le monde. Nous avons beaucoup de plaisir à venir jouer ici », mentionne Greg Morency.
Avant d’atterrir à Tremblant, Le Paul Deslauriers Band était en tête d’affiche au SherBlues (Sherbrooke). Suivront les festivals de Windsor, Burlington, Calgary, Colombie-Britannique, New Hampshire. En septembre, le «power trio» se rendra au Big Blues Bender de Las Vegas et au Daytona Blues Fest en octobre.
Le groupe qui présente cet été le matériel de ses deux premiers disques compte bien se remettre à la création de nouvelles pièces à l’automne, une fois la poussière des festivals retombée.
Le Paul Deslauriers Band a soulevé la foule dimanche soir dernier. Même en formule acoustique, la performance des musiciens demeure époustouflante.
« Que l’on soit en mode électrique ou acoustique, l’énergie reste la même. On sonne plus «roots» certes, mais on reste nous-mêmes. La formule acoustique nous permet de redécouvrir nos compositions », conclut Morency.
Photographies :André Corbeij ©